
Sophie, la femme expérimentale. Sophie qui prend ses risques, qui tente, qui s'amuse. Je trouve que le fait de mêler dans une réalisation cinématographique du journal intime, de ce qui relève du documentaire et de la video amateur... tout cela envenimé d'une touche de fiction, est avant tout un recherche expérimentale. Mais aussi preuve d'une forte passion, une forte envie de s'exprimer naturellement. Car le film a beaucoup du journal intime, elle dit ce qui arrive et son ressenti. Elle traduit les faits de son point de vue, elle les interprète L'aspect documentaire s'exprime soit géographiquement soit par la manière de filmer qui se veut neutre et objective mais interrompu par la narratrice. Le film amateur est le dernier point mais non pas le moins important. Je dirais même que c'est le plus important et c'est lui qui donne un sens à ce "collage visuel". Au fond de cette expérience filmographique, pour ainsi dire, repose une expérience personnelle. Qu'elle soit fausse (par le montage, qui peut être manipulé) ou vraie (par l'aspect amateur) ce que Calle a voulu transmettre à travers l'objectif c'est l'ensemble de sentiments que la caméra permet de transmettre. Pour moi Calle c'est, avant tout, une expérience filmographique. Un laboratoire d'interprétations.
lundi, mai 31 2010
La Calle
Par jlmacharelavini le lundi, mai 31 2010, 23:49
samedi, mai 29 2010
en-o. f!
Par jlmacharelavini le samedi, mai 29 2010, 00:18
F c'est ça, débouche ta cave, ça encore, du sang, le sang de l'apothicaire du tétra U ça encore, STILL SIR BOLLOCKS FUNKIES UNDER THE CONCENT OF THE KING, hier et aujourd'hui... pareil C et tout ça en plus, fonctionnellement correct au raisin culturel XXX et tout ça, du divertissement, encore...
ça bave encore. Ton corps comme celui là est coupé encore. 2 tétons ça bave du sang. Corps et âme, ça bave.

Toi, l'enfant rasé, signe ta société. Tiens, du crayon.
Fortune roule, le jour tu baises l'étoile du jour, le soir sous le soulier d'un berger. Enough. Nature est tout. Nature.
mardi, mai 25 2010
Mon cadavre de ville
Par jlmacharelavini le mardi, mai 25 2010, 09:26
1 - Gloire à l'art de la rue et vive la variété des mouettes: le smoking des uns est pour d'autres un danger d'intoxication.
2- Demandez à votre dame si elle veut des glaces dans cet oasis de sex où elle devrait suivre ma bite.
3- Aux nazis estivants qui mangent d'os, je vends cette bande de voyeurs morts.
4- Ah, comme ça! Oh, voilà! Son kebab est un jouet legale de la nation gay.
5- Un putain de bayonne nommée Vincent se tape la police nazi de Irun
6- Kastor qui nique sa mère annonce danger de rats vivants de Lisboa à Copenhagen
...elbisreverrI
Par jlmacharelavini le mardi, mai 25 2010, 08:04
Irréversible est un film qui choque. L'un des films plus réussit, pour moi, en matière de suspense, de tragique, de drame, engagé dans une vision plutôt pessimiste de l'homme. "Le temps détruit tout" est la phrase qui marque dès le début et qui est accompagné tout le long du film par une manière de filmer tout à fait originale.
Le début s'ouvre avec un rythme de lecture particulier, une sorte de spirale qui modifie le sens linéaire du temps dans le cinéma.

Le temps prend corps, on entre dans une circularité déroutante. Puis, cette caméra guidée par une sorte de manivelle, nous amène dans un endroit sombre et morbide accompagné d'un son assez caverneux.
On s'approche d'un bâtiment. Le son est devenu strident. On dirait du vent mais aussi le son des turbines d'un avion (toujours la circularité du temps). Un vent qui souffle comme si c'était elle qui emportait la caméra. La forme marrie complètement le fond et on est engagé dans une sorte de balançoire qui invite au vertige. Toujours dans le mouvement circulaire, on passe par une fenêtre, on se trouve dans une chambre aussi morbide que la rue et l'on découvre progressivement un homme délabré.




A ce moment, le son s'efface complètement pour céder la parole à l'homme qui dit "Tu veux que je te dise? Le temps détruit tout". Nous devinons alors qu'il est accompagné de quelqu'un que la caméra va ensuite filmer.


Se crée une conversation autour de quelques misères: la prison, le viol, l'inceste... Et quelques minutes plus tard, une sirène d'ambulance se fait entendre. Ce qui coupe la conversation de ces deux derniers et présente le vrai début de l'histoire du film. L'un d'entre eux dit que "C'est rien... C'est des tarlouzes en bas. Il vont faire leur fête habituelle au RECTUM". Et à ce moment, la caméra sort violemment par la fenêtre de l'appartement et filme l'ambulance. C'est alors que le vrai drame a lieu.

Irreversible transmet dès le début sa tonalité délabrante. Une angoisse vertigineuse, une incommodité menaçante et un silence glauque qui se prête au premier danger. Son et caméra travaillent à la mise en forme d'une forte réalité dans laquelle se passe l'action et qui parle déjà sur la condition humaine.
lundi, mai 24 2010
Le travelling de Kapo
Par jlmacharelavini le lundi, mai 24 2010, 00:23
C'est Hitchcock, si je ne me trompe, qui disait qu'il y a une seule chose que l'on ne devrait jamais filmer: la mort d'un enfant. Cependant le travelling de Kapo semble jouer avec cette notion de moralité du cinéma et offre une scène de suicide assez choquante. Non plus l'esthétique du cinéma, mais son éthique. Représenter la mort d'un enfant s'avère une image révoltante puisque c'est se tuer soi-même: l'enfant est l'image première de notre innocence la plus profonde, image de l'être à l'état de nature et image de toutes les vertus (bonté, beauté, etc.). C'est tout simplement inhumain, immoral. Mais dans le travelling de Kapo où Riva se suicide, il me semble que l'on peut voir une recherche plus politique qu'éthique de la part de Pontecorvo. Certes, quand Riva se suicide, on est bien spectateur d'une mort aussi inhumaine que celle d'un enfant. Pontecorvo cherche à choquer et transmettre l'inhumanité, l'immoralité des déportations nazies mais peut-être aussi à transmettre la terreur que cela inspirait dans le monde. Une approche plutôt politique qui justifierait ce travelling-avant que Godard trouve immoral. Il y a quelque chose de publicitairedans ce suicide (mis en exergue par le recadrage) que l'on accepte presque de faire face à l'horreur. Aujourd'hui le divertissement (pourquoi pas Pascalien) a gagné les spectateurs. Et même des cinéaste important d'aujourd'hui malgré leur relatif oubli. Alejandro Gonzalez Inarritu, réalisateur d'Amours Chiennes et de Babel, met sur scène sur ce dernier film la fusillade d'un enfant qu'il justifiera comme nécessaire aujourd'hui. Le travelling de Kapo ne peut choque pas aujourd'hui mais nous montre l'originalité de ce film à son époque.
mercredi, janvier 20 2010
La poignée de sable
Par jlmacharelavini le mercredi, janvier 20 2010, 14:48 - Moi
J'ai besoin de mors et d'abîmes et d'autres choses bien terribles pour empêcher le sable de fuir de mes mains. Fuir vers l'éternel retour et se perdre dans les chambres de ce labyrinthe prénuptial qui enchante et endort et tue jusqu'à rendre le tout le néant.
Cette poignée de sable fut car elle est encore poudre d'Histoire et poussière de mille crânes. Cendre d'Eglise et absence de feu, d'âme et de sentiment. Si au moins elle savait, cette poignée de sable, qu'elle peut toujours devenir étoile filante... Si elle savait au moins qu'elle est plus légère que le temps et la raison... elle irait sans doute inventer une belle constellation où chaque grain serait un astre tout-puissant.
Sur le temps dans un Manet
Par jlmacharelavini le mercredi, janvier 20 2010, 10:41 - Pascale Ratovonony
Manet est, pour moi, peintre du temps. Sur sa toile tout bouge et rien ne bouge, tout se répond et rien ne se répond. Il dessine les caprices du temps et ce sont ces mêmes caprices qui me semblent expliquer sa peinture en général.
Manet imprime le temps court (mouvement, instant, action) comme le temps de longue durée (des heures, des jours qui sait) et c'est le jeu entre les deux qui composent le tableau.
L'Olympia de 1863 permet de voir comment s'opère cela. Si l'on regarde la servante noire et le chat, les deux personnages sont dans un mouvement, le chat s'étire et la servante s'avance. On arrive à les imaginer quelques secondes avant et quelques secondes après, on devine l'instant du mouvement. L'aspect "photographique" de ses toiles viennent de cela: Manet arrête ses personnages dans l'action et fait ainsi naître la notion d'instant.
Que l'on observe maintenant la prostituée à laquelle s'adresse la servante, elle semble ne pas participer à cette action. Elle n'accueille pas la servante, elle ne regarde pas le bouquet mais elle pose, elle regarde fixement le spectateur. Ce décalage naît aussi du temps, mais d'un temps plus long. La prostituée, absente de l'action, semble appartenir à un tout autre moment. C'est ce jeu qui donne l'impression de collage: elle a déjà reçu ce bouquet de fleurs (référence à la fleur qu'elle porte sur l'oreille), la servante est déjà passé, maintenant elle pose. Ce travail sur le temps fait alors naître la notion de narration.
lundi, janvier 11 2010
un javelot de feu
Par jlmacharelavini le lundi, janvier 11 2010, 20:31 - Moi

un javelot de feu et partir loin à la chasse à l'abeille, se dire qu'on est Icare fougueux et devenir Prométhée tout-puissent, brûler ses blessures comme si l'on cautérisait le temps car, en soufflant sur un temple de cendres, on offre un cendrier à la vie
massacrer sinon le feu et semer des abeilles dans sa main, noyer Orphée dans son doux rêve et enterrer la force d'Orion, se dire que le temps est sous l'emprise d'un incendie blessé, et concevoir un oiseaux triste dans la cendre qui fut et sera toujours
peut-être... se faire juste brûler par les abeilles qui chassent, enflammer le désir d'Icare et s'emparer de la fougue d'Orion, blesser le temps et brûler davantage soi-même pour enfin devenir cendre d'un temple qui va semer la vie
sauras-tu, mon javelot de feu, écouter les abeilles qu'ardemment je sème ce soir pour me faire brûler demain?
"Le mouvement est l'être de chaque chose" Rohmer
Par jlmacharelavini le lundi, janvier 11 2010, 12:59 - Delphine Chaix

"L'art ne change pas la nature", l'art nous ramène aux choses elles-mêmes. La thèse de Rohmer est dite dès la première ligne. Dans l'histoire de l'art, l'art apparaît comme une représentation de la nature. La peinture, le roman, le cinéma même répondent à cette "vanité de réalisme".
Le caractère artistique du cinéma vient par exemple de la peinture. Les questionnements spatio-temporels de ces plasticiens du début du XX siècle ont eut leur importance dans la genèse du cinéma. Cependant, le cinéma apparaît comme un système d'appréhension et d'expression du réel en soi. "Un art est né qui maintenant nous dispense de célébrer la beauté et la faire nôtre par notre chant".
Pour Rohmer, "le but premier de l'art" est de reproduire non pas un objet mais la beauté de cet objet. L'art devient un outil d'éclairage qui met en oeuvre la beauté de la nature (sans l'inventer). Mais dans quel sens le cinéma dépasse cette simple admiration du réel? En analysant brièvement Nanouk l'Esquimau, Rohmer s'efforce de montrer que le cinéma fait appel, certes, aux sentiments (ce qu'il traduit par "le pathétique de l'attente") mais aussi à l'action (le "travail') de l'homme. "Le cinéma n'excelle à peindre les sentiments qu'autant qu'ils naissent de nos rapports incessantes avec les choses et, choses eux mêmes, ne sont rien d'autre que le mouvement ou la mimique qu'à chaque instant ils nous dictent" D'où le cinéma va en effet du concret a l'abstrait: succession de images qui forment du sens. Le cinéma a donc ce double caractère artistique: montrer et dire.
Le cinéma embrasse la vie par le mouvement, "le mouvement (qui) est l'être de chaque chose" comme dit Rohmer. "(L)a mort est dissolution, le mal emprise, la vie croissance, pureté évanouissement" et c'est ce mouvement porteur de réalité que Rohmer définit comme le mouvement du concret à l'abstrait, "de l'extérieur à l'intérieur, du comportement à l'âme"... "telle est sans doute la condition de notre art".
Rohmer semble toutefois se laisser emporter par cette étincelle de vie du cinéma, qu'est le mouvement, pour affirmer que "ce que la peintre ou le sculpteur n'obtiennent par ruse ou violence, " l'expression ", est donné au cinéma comme le fruit de sa condition même". Car peut-être justement que le cinéma ne vient pas montrer l'expression mais justement l'impression (d'où la narration et l'interprétation sont doublement argumentées). Le mérite de Rohmer est peut-être d'avoir vu dans l'art une évolution "par l'effet d'une poussée interne, non de l'histoire". Mais il essaye paradoxalement de se détacher des autres arts ("Aussi mon dessin n''était-il pas de montrer que le cinéma n'a rien à envier aux autres arts ses rivaux, mais de dire ce qu'à leur tour ceux-ci pourraient lui envier") tout en restant assez attaché ("retenons jalousement dans nos mais un instrument que nous savons encore apte à nous peindre tels que nous nous voyons"). Fallait-il, peut-être, tout simplement dire que le cinéma est la naissance d'un nouvel art (qui naturellement naît d'autres) et qui a son propre langage et sa manière de lire monde.
dimanche, janvier 10 2010
AM 100110.00:01
Par jlmacharelavini le dimanche, janvier 10 2010, 00:01 - Moi

Juste... être Juste. La justice... un fruit moral, un ver de terre amoral. Je ne sais pas... peut être un fruit amoral et un ver de terre moral.
Etre juste c'est être bien, c'est faire Bien, tout loin du gouffre Mal: être juste, c'est Bien. Etre juste c'est également un troque de responsabilité, une équation mathématique: tu as fait ça pour moi, pour être juste je fais ça pour toi. Etre juste est encore être la mesure, "la mesure de toute chose" dirait Protagoras... car je n'abuse pas de mes désirs, je cherche l'exactitude. Et être juste est finalement réparer une erreur, répondre à une faute (tuez Saddam Hussein, nous a dit notre père USA).
Justice fait mordre et mord en même temps.
Juste... être Juste. Quel gros mot. La vie n'est pas Juste, la mort n'est pas Juste, la maladie n'est pas Juste. Et quand on veut, la vie, la mort et la maladie peuvent être Justes. La Morale, quel gros mot. La Responsabilité, la Conscience, l'Etat... que des gros mots.
Justice, un fruit moral... un terrible contrat social pour justifier. Pour se justifier. Pour être (encore une fois) bien, pour se sentir bien, pour être Bien. Instrument qui peut jouer une prélude et invoquer en même la cacophonie... se justifier, se défendre, accuser, exécuter. C'est la nature sauvage de l'homme? Peut-être. Une triste rencontre entre le drapeau blanc de l'âme et la force invincible (et extinguible) de l'être. Je ne sais pas, c'est trop platonitien, c'est trop rousseauiste. Et dire que l'un prend l'être pour une copie de l'Idée "Etre" et l'autre nous parle du "bon sauvage" avant tout. Oxymores... Et moi, en justesse, je cite leurs nom... être Juste, quel gros mot.
Justice humaine et Justice naturelle: deux mondes? Sommes-nous artificiels? J'agis en justesse mais la vie, la mort, la maladie n'agissent pas en justesse. Ils m'enlèvent ce que je veux. Sommes-nous artificiels? Une voix en moi dit oui, l'autre dit non. L'âne de Buridan; je dis Oui car c'est un monde fantoche où nous vivons, un monde où chacun joue son rôle, où chacun joue cette affreuse pièce intitulée "Société". Et non... car avant tout il y a Moi. Et sans Moi, personne n'existerais et sans eux je n'existerais pas pour eux.
Justice c'est Moi et Justice est en même temps ma faute. En tant qu'être égoïste que je suis et que chacun doit être, je sème ma propre Justice et je la ravage aussi furieusement. En tant qu'être animal que je suis et que chacun doit être, je ravage cette Justice et je la sème en même temps ardemment. Et je crois avoir comprendre à l'instant. Peut-etre que Justice est un fruit moral et un ver de terre amoral. Mais encore plus un fruit amoral et un verre de terre moral. Ni la vie ni la mort ni la maladie sont Justes. Car Justice n'est pas Juste elle-même. Ni en soi. Je ne veux plus de Justice, j'aimerai "justement" la terminer. Car elle tue. Avant tout elle tue.
mardi, janvier 5 2010
Atahualpa's got a gun and he's comin' back (impro)
Par jlmacharelavini le mardi, janvier 5 2010, 14:28 - Moi
jeudi, décembre 10 2009
Sousréaliste maison
Par jlmacharelavini le jeudi, décembre 10 2009, 09:31 - Frédéric Duprat
mercredi, décembre 2 2009
Que cachent-elles, ces baigneuses?
Par jlmacharelavini le mercredi, décembre 2 2009, 11:13 - Pascale Ratovonony

Que cachent ces baigneuses de Courbet? L'une fuit dans cette forêt de symboles en se rhabillant sensuellement, l'autre se défeuille en croisant un regard secret avec la première... Que se disent-elles? Que partagent-elles?
Il y a de la poésie dans un Courbet. Il y en a même beaucoup. Les formes charnues des corps, les couleurs doux des formes, la parole mystérieuses des expressions, le tonalité lyrique de ce mystère... tout se répond, tout rime. Alfred Bruyas, qui achète à Courbet ses baigneuses, avait compris cette lyrique; il s'agissait juste de lire l'ensemble du tableau, d'écouter les couleur et comprendre les formes pour sentir la jouissance de ces deux femmes. Celle qui est nu, rhabille mal son corps encore tremblant par le plaisir de ce bain inouïe. Celle qui se défeuille et deviens peu à peu naturelle, adresse à l'autre un regard désireux. Une pulsion de vie, de désir se dévoile sauvagement.
Sauvagement car un Courbet est aussi violent. La jouissance est écrite en caractère gras, elle modèle la forme et accentue les couleurs. Ce n'est pas la forme qui donne le sentiment, mais le sentiment qui donne la forme. Le nu n'est plus une recherche esthétique mais pathétique, plein de désir, qui déborde de ses traits. Celle qui se déshabille se perd dans son extase et doit s'appuyer sur une branche pour supporter la ferveur. Violence de sentiment, violence de sensualité. Mais aussi violence d'idée; Courbet désacralise, le corps n'appartient pas à une femme de la haute société mais la source de tout plaisir, la Nature.
Si l'on trace une ligne du temps, un Courbet s'éloigne d'un Platon et s'approche d'un Nietzsche...
samedi, novembre 28 2009
impro - "solus ipse"
Par jlmacharelavini le samedi, novembre 28 2009, 11:20 - Moi
jeudi, novembre 26 2009
Chronophotographies musicales
Par jlmacharelavini le jeudi, novembre 26 2009, 11:03 - Moi
La chronophotographie est l'écriture de la lumière par rapport au temps (chronos-photos-graphein), donc du mouvement. Ce mouvement est vertical, on imprime l'expression du figurant, l'appareil dessine un rythme cardiaque. J'ai trouvé intéressant de "reculer" de point de vue et d'insérer, dans cette méthode qui est majeure dans la genèse du cinéma, l'espace. J'insère dans ces chronophotographies l'écriture de la lumière par rapport à l'espace. Recherche donc d'un mouvement horizontale, qui concerne non seulement le figurant par rapport au temps mais aussi par rapport à l'espace. Chercher comment à travers les diverses saturations les photos s'usent, comment l'espace se modifie et modifie les corps figurants.
Naissance d'un simple effet cinématographique... ou naissance de quelque chose d'autre que le cinéma? Je suis encore le Diogène qui cherche la réponse, lanterne en main, sous la lumière du jour...
L'entretien Labaume - J-Luc
Par jlmacharelavini le jeudi, novembre 26 2009, 10:58 - Vincent Labaume
Labaume : Et Duchamp?
J-Luc : Duchamp: du Voltaire et du Bergson Quand Duchamp affirme que « l'artiste ne sait pas ce qu'il fait », je deviens un corps mathématique comme ce nu temporel qui descend un escalier. Je pense à Voltaire et je pense à Bergson. Voltaire disait qu'un bon livre n'est pas celui qui est achevé par son auteur mais par son lecteur. L'apport du lecteur (du spectateur) est d'une importance capitale car il vient compléter le sens de l'oeuvre, ce que l'auteur a commencé. Le spectateur est le vrai juge de l'oeuvre. « Juge » car comme le dit Duchamp, comme le disait Voltaire, c'est le spectateur qui assure la pérennité de l'oeuvre, l'art en soit n'as pas de prix, l'art en soi n'a pas de valeur. Une oeuvre n'est pas dans le Louvre par sa valeur, disait Duchamp, mais par comment on la regarde. Bergson, de son coté, disait que « la toile naît sous le pinceau ». Cette idée selon laquelle l'artiste est un naïf primitif, un Oedipe qui va dans le noir sans vraiment savoir où il aboutira, rejoint la même conception de l'art de Duchamp. La surprise devient un élément essentiel. L'oeuvre devient l'expression même de la surprise, la voix première de l'art. L'art est aux autres mais tout d'abord à moi. Labaume : Mais... faut-il tuer son voisin pour survivre?
J-Luc : Une oeuvre d'art tient d'une part au solipsisme de l'artiste. S'il n'est pas le seul à exister et à faire exister, il devient lui-même création de l'autre. Tuez La Joconde, vous gagnerez plus que le prix du tableau.
Labaume : Et la merdre?
J-Luc : Si la merdre était bonne, mère Ubu s'appellerait Carla Bruni.
Labaume : Et l'indifférence, alors?
J-Luc : Envers la politique, l'éthique et le pathétique et arroser son jardin et son ombre jusqu'à tuer les Anciens et devenir l'übermensch.
Labaume : Et qu'est ce que voudrais-tu dire à tes parents:
J-Luc : J'ai besoin de sous.
Labaume : Tu es sur...
J-Luc : ...de ma seule volonté. L'homme est la mesure de toute chose, la volonté et la mesure de l'Homme.
Labaume : Et ça à l'envers?
J-Luc : ça donne l'EMMOH (rroïde)
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